Son aménagement à travers le temps

 

 

Le nouveau Presbytère

***

" une bagarre de clochers"

 

En 1811, le Sieur CHÊNET propose de vendre la moitié de l'ancienne maison presbytériale lui appartenant et des dépendances, située au centre du bourg, pour la somme de 6000 F afin de servir à nouveau de presbytère au desservant actuel de l'Eglise.

Pour réunir cette somme, le Conseil Municipal demande que le Presbytère de la commune voisine, Ste Ramée, réunie à la succursale de St Ciers, soit vendu pour employer le produit de sa vente qu'on présume à 2000 F au paiement d'une partie du prix de cette acquisition.

Il s'en suivra un contentieux avec le Conseil Municipal de Ste Ramée qui souhaite conserver son presbytère et donc son service de culte en son église au prétexte que "ses concitoyens auraient les pires difficultés à se rendre à St Ciers du fait de leur âge et à cause des intempéries qui font souvent déborder la rivière ( le Taillon, qui traverse les deux communes) à la mauvaise saison".

Le litige sera tranché par le Préfet en 1819 en faveur de St Ciers.

Les travaux d'aménagement nécessaires à son habitabilité seront effectués par le Sieur MITOU pour la somme de 676 F en mai de la même année.

 

 

 

le nouveau Cimetière

 

 

 

Le 05/02/1843 le "Conseil Municipal et des plus imposés de la commune" considérant que l'établissement d'un nouveau cimetière est depuis longtemps l'objet du vœux  général des habitants décidé d'acquérir un terrain appartenant aux époux Riffaud ( l'acte d'achat sera signé chez Mtre Lys, notaire à St Ciers, le 25.12.1843).

 


Le financement de ce projet ,associé au projet d'achat d'une maison à usage d'école, est le suivant : 
prix du terrain (720 F), contruction d'un entourage qui sera fait par le Sieur Sanigre, maçon à St Ciers (3179,04 F), acquisition de la "maison d'école" et travaux (5.688,67 F), met en péril les finances de la commune.

Le 09/05/1843, le Conseil constate que le total "est une somme énorme pour une commune pauvre comme celle de St Ciers, grévée de charges considérables notamment à cause de la construction et l'entretien du chemin de grande circulation de Saujon à Mirambeau".
Il décide donc de solliciter le Préfet pour se faire accorder "la somme de 2.844,34 F formant la moitié du prix d'acquisition de la maison d' école et des dépenses à y faire ainsi que la somme de 1.200,00 F pour aider à solder le montant de l'acquisition du terrain du nouveau cimetière et des frais de clôture". Le reste allait être financé par une imposition extraordinaire dont le principe avait déjà été accepté le 05/02/1843.


Le 12/04/1846, le maire parle de "plaintes relatives à la continuation d'inhumation dans l'ancien cimetière malgré son obligation de mettre le nouveau cimetière à la disposition des Cultes.
Conformément aux instructions de Monseigneur l'Evèque, le curé refuse de bénir le nouvel édifice avant la construction d'une croix, omise dans le devis dressé par l'agent des travaux d'art.

au pied de la croix, la tombe du Curé Chevallereau
dont nous parlerons plus tard.

La croix sera construite par Jean Frouin, tailleur de pierre à St Ciers, pour la somme de 87,95 F (se décomposant comme suit: 1 mètre cube et demi de pierre de La Rochelle 27,75 F, chaux sable et moëllons 2,20 F ainsi que 29 journées de travail soit 58 F).

En session extraordinaire du 07/07/1850, le Conseil fixe le prix des concessions de terrain à faire dans le cimetière :
- 20 F le mètre carré pour les concessions perpétuelles.
- 12 F le mètre carré pour les concessions trentenaires.
- 8 F le mètre carré pour les concessions temporaires.
Pendant les années 1851 à 1852, s'effectueront le transport de la terre de l'ancien cimetière vers le nouveau et le nivellement du terrain de l'ancien.

Le caveau familial de la famille St LEGIER d'ORIGNAC dans l'allée centrale


Pour assurer un service funéraire décent à ses citoyens, la commune procèdera en 1909 à l'acquisition d'un corbillard pour le prix de 775 F. Ce corbillard sera fabriqué par Henri COTET, forgeron à Mosnac, conformément à son devis du 1/08/1909.

 


 

 

 

 

Bourg st ciers 1844

 

Sur ce plan de 1843, le terrain du futur cimetière figure en jaune.

 

Le financement de ce projet ,associé au projet d'achat d'une maison à usage d'école, est le suivant : 
prix du terrain (720 F), contruction d'un entourage qui sera fait par le Sieur Sanigre, maçon à St Ciers (3179,04 F), acquisition de la "maison d'école" et travaux (5.688,67 F), met en péril les finances de la commune.

Le 09/05/1843, le Conseil constate que le total "est une somme énorme pour une commune pauvre comme celle de St Ciers, grévée de charges considérables notamment à cause de la construction et l'entretien du chemin de grande circulation de Saujon à Mirambeau".
Il décide donc de solliciter le Préfet pour se faire accorder "la somme de 2.844,34 F formant la moitié du prix d'acquisition de la maison d' école et des dépenses à y faire ainsi que la somme de 1.200,00 F pour aider à solder le montant de l'acquisition du terrain du nouveau cimetière et des frais de clôture". Le reste allait être financé par une imposition extraordinaire dont le principe avait déjà été accepté le 05/02/1843.

Le 12/04/1846, le maire parle de "plaintes relatives à la continuation d'inhumation dans l'ancien cimetière malgré son obligation de mettre le nouveau cimetière à la disposition des Cultes.
Conformément aux instructions de Monseigneur l'Evèque, le curé refuse de bénir le nouvel édifice avant la construction d'une croix, omise dans le devis dressé par l'agent des travaux d'art.


 

La croix du cimetiere web 1

 

 

 

 

 

 

 

au pied de la croix, la tombe du Curé Chevallereau
dont nous parlerons plus tard.

 

Caveau familial de st legier d orignac web

 

 

 

 

 

 

 

 

Le caveau familial

de la famille St LEGIER d'Orignac

 dans l'allée centrale

 

 

 

La croix sera construite par Jean Frouin, tailleur de pierre à St Ciers, pour la somme de 87,95 F (se décomposant comme suit: 1 mètre cube et demi de pierre de La Rochelle 27,75 F, chaux sable et moëllons 2,20 F ainsi que 29 journées de travail soit 58 F).

En session extraordinaire du 07/07/1850, le Conseil fixe le prix des concessions de terrain à faire dans le cimetière :
- 20 F le mètre carré pour les concessions perpétuelles.
- 12 F le mètre carré pour les concessions trentenaires.
- 8 F le mètre carré pour les concessions temporaires.
Pendant les années 1851 à 1852, s'effectueront le transport de la terre de l'ancien cimetière vers le nouveau et le nivellement du terrain de l'ancien.

Pour assurer un service funéraire décent à ses citoyens, la commune procèdera en 1909 à l'acquisition d'un corbillard pour le prix de 775 F. Ce corbillard sera fabriqué par Henri COTET, forgeron à Mosnac, conformément à son devis du 1/08/1909.

 

 

 l'Eglise

 

 

 

L eglise 1914 web

 

 

L'église de St Ciers, dédiée à St Cyriaque martyr romain inhumé au IVème siècle à Rome sur la Voie d'Ostie, 
aurait été édifiée au XIIème siècle dans le style roman puis reconstruite sous l'influence anglaise.
 

Depuis le lavoir web

 

 

 

 

 

Le bourg vu du Taillon en 1914

Dans un article daté du 17.09.1962 paru dans le quotidien Sud-Ouest, J.R. CELLE nous apprend qu'en réalité l'église était consacrée à St Cyr, qui avec sa mère Sainte Juliette, fût martyrisé sous l'empereur Donatien.
Pendant la Révolution, la commune fût comme beaucoup d'autres "débaptisée" ; et c'est après la période révolutionnaire que l'on parla de St Cyriaque au lieu de St CYR


Anecdote rapportée par feue Louise Robert de St Ciers : la cloche de l'église fut fêlée par le carillon qui annonçait à la population l'armistice de 1918. La cloche actuelle fut livrée à la petite gare de St Ciers en 1922 sur un lit de paille bien rembourré, dans un wagon de marchandises.

 

L'entretien de l'église et de ses dépendances était aussi source de dépenses pour la commune.

L'église étant sans sacristie depuis fort longtemps, le Conseil fait procéder à sa reconstruction par Jean-Blaise MASSE, entrepreneur de bâtiments demeurant à St Ciers, pour la somme de 1.109,54 F (le marché d'adjudication est signé le 24 Septembre 1872, les travaux sont terminés en mai 1973).

La charpente du clocher doit être refaite en 1872 car "elle est dans un tel état de vétusté et de pourriture qu'elle menace de tomber au moindre mauvais temps".

Quant à sa cloche, le Conseil doit procéder à l'achat d'une cloche neuve de 400 kg auprès de Mr DENCAUSSE, fondeur de cloches à Tarbes (Hautes Pyrénées) pour le prix de 4.050,00 F sous déduction de la reprise de l'ancienne (qui aurait cassée accidentellement lors du carillon fêtant l'armistice de 1918) pour 2.440,00 F soit 1.610,00 F à la charge de la commune (contrat signé le 20 Juin 1922).

L'église allait nécessiter des travaux d'entretien tout au long du siècle suivant mais en Juin 1985, les Taillonnais, crurent que les Dieux (pardon Dieu !) leur tombait sur la tête.
En effet, un dimanche après-midi un orage violent éclate et la foudre vient toucher le côté est du clocher en projetant une multitude de débris de pierre aux alentours sans faire de victimes.
 

 

 

St ciers juin 1985 l eglise touchee par la foudre

 

 

La photo prise par votre serviteur quelques instants après l'évènement
montre les dégâts subis par l'édifice.
 

 

Aujourd'hui, l' église réparée de l'outrage des ans et des cieux se présente sous ses meilleurs apparats pour le plaisir de nos yeux.

 

 

Eglise st ciers 2003
Eglise 2005

 

ces magifiques arbres croissent à l'emplacement de l'ancien cimetière.

Eglise 2003 porte sud web
Eglise entree sud ensoleillee web

 


La porte sud de l'église, son ancienne porte principale, ne s'ouvre plus guère que pour accueillir les défunts en quête de la protection divine.

 

 

 

La construction du lavoir public

           
( Quand intérêt commun et intérêts particuliers s'affrontent ! )

 

 

Depuis toujours, les femmes de la commune venaient laver leur linge à proximité du "pont de la Fontaine" qui enjambe le Taillon entre le bourg et le village de La Fontaine, sur la route de St Thomas de Conac. Elles utilisaient un espace aménagé grossièrement dans les années 1830 avec des pierres apportées le long du canal qui alimentait en eau du Taillon le Moulin de la Motte.

Les choses se passaient bien jusqu'à jour où Mr François Auroire acheta à Mr Jules Robert, meunier au Moulin de la Motte, la parcelle de terrain attenant à ce lavoir rudimentaire.
Le nouveau propriétaire déclara vouloir interdire à toute personne de laver le linge à cet endroit, arguant du fait que le fonds du Bief du moulin (c'est le nom du canal qui alimente le moulin) faisait partie de son terrain, et que donc ce lavoir lui appartenait.


Mr Auroire était tellement ferme dans sa position qu' il intenta une action en justice contre Mr DARNAY, boucher à St Ciers, qui procédait au curage du lavoir avec d'autres personnes sur instructions de la municipalité.


Le 11/02/1874, le Conseil " considérant que ce lavoir qui est de la plus grande utilité a été de tous temps consacré à l'usage des habitants, que son entretien a toujours été à la charge de la commune et que les pierres qui existent encore ont été posées il y a plus de trente ans par les soins de l'Autorité Municipale, décide de soutenir Mr DARNAY " dans ce contentieux". 

 

 

 

 

 

Emplacement futur lavoir

 

Sur ce croquis de l'époque figure en rouge l'emplacement du lavoir.

Le 13/07/1875, le Tribunal Civil de Jonzac constate le bien-fondé des dires de Mr Auroire.
Ne pouvant trouver d'accord amiable avec ce dernier, le Conseil décide de faire déclarer d'intérêt public les travaux de construction du futur lavoir (décrêt du 17/05/1876) et de faire exproprier Mr Auroire le 21/08/1876.

Le devis daté du 28/09/1877 estime les travaux à 761,11F, somme couverte par une souscription qui avait recueilli 1.105,00 F comme annoncé par le Marie le 04/01/1876.
Compte-tenu de la proximité de la mauvaise saison et de la faiblesse de la somme, le Conseil décide de ne pas procéder à une adjudication et fait exécuter les travaux par des personnes de la commune.
 

 

 

 

 

Le pont photographié 
30 ans plus tard 
(1907)
 

Lepont1907
Lelavoir 1

 

 

 

 

 

Le lavoir actuel et le Bief du Moulin de la Motte

 

 

 

 

 

Histoire des Ecoles de St Ciers

 

Le premier compte-rendu du Conseil Municipal traitant de l' Ecole trouvé par l'auteur date du 16/08/1842.
La décision est prise d'acquérir une maison à usage de logement de l'instituteur et de maison d'école.
Où officiait donc l'instituteur jusqu'à cette date? Les documents de l'époque n'en parlent pas.
 

Le 05/02/1843, il est décidé d'acheter la maison Morand située dans le bourg entre la route de Consac et la route de Saujon à Mirambeau pour le prix de 5000,00 F. Des travaux y seront faits par le Sieur Quesson pour 688,67 F, la réception des travaux se fera le 17/12/1846.

Cette classe d'école se révèlera rapidement inadaptée aux besoins réels de la commune; elle sera surchargée avec 89 élèves, les enfants dépourvus de cour et préau jouent sur le champ de foire voisin. Le confort y est des plus rudimentaires puisqu'il faudra attendre 1861 pour que le sol de la classe "qui n'avait jamais été planchéyé ni carrelé" soit enfin carrelé!

 

 

Ecole 1846

 

 

 

 

 

Croquis de l'Ecole en 1846 (la classe marquée A)

 

Saint Ciers Ecole des filles

Seuls les anciens, voire les très anciens taillonnais, peuvent reconnaitre l'emplacement

de l'Ecole de filles. (Allez, je vous donne la réponse : Place du 11 Novembre).

Si certains généalogistes amateurs reconnaissent certains des leurs, qu'ils me le fassent savoir.

 

 

Le maire reconnaît la nécessité de construire une maison d'école plus appropriée.
Le 15/05/1881 le maire, le Dr Robert, présente le projet de l'architecte d'un groupe scolaire :
- 1 logement pour les institutrices
- 1 logement pour les instituteurs
- 2 grandes classes qui pourront accueillir 80 élèves chacune
- cour et préau couvert devant chaque classe.

L'ensemble de l'édifice sera construit en partie sur l'ancien champ de foire aux boeufs le long de la route principale vers Mirambeau.

 


 

 

 

 

 

 

 

Plan du futur groupe scolaire

Plan groupe scolaire 1881

 

 

Les travaux de construction pour un coût de 43.774,08 F seront exécutés par Mr MERONNEAU père, entrepreneur à St Ciers; la réception définitive sera signée le 30/07/1887.

Les deux grilles d'entrée seront fournis par Mr Georges PETIT, constrution mécanicien à Saintes pour le prix de 756 F.
Elles seront construites à ISSOUDIN (Indre) et livrées à la gare de Mosnac; le proçès-verbal d'acceptation sera signé le 20/11/1888 par Mr Edouard BALLANGER, maître forgeron à St Ciers.

Le 10/02/1900, un traité de gré à gré est signé avec Mr Edouard CHOUARD, menuisier à St Ciers, pour la confection et l'installation de 24 tables-bancs en chêne et sapin, à 2 places et 2 compartiments, trou à encriers.... pour 25 F l'unité.

 

 

Projet des tables bancs 1900

 

 

 

 

 

Les bancs d'école de St Ciers (souvenirs, souvenirs....)

 

Jusqu'alors, les élèves apportaient leur repas de midi dans un panier qu'ils déposaient dans un local prévu à cet effet.
Ils goûteront aux joies du confort à partir de 1935 avec la construction des deux réfectoires par Mr Gaston BOIREAU, le procès-verbal de réception définitive est signé le 30/05/1935.
 

 

 

 

 

 

 

l'école de garçons en 1908
( remarquez la blouse, le béret...Tout le monde est fier de prendre la pose! )

Derrière la murette, c'était la classe des filles mais...chutt!

Leseleves

 

 

 

 

Les champs de foire d'antan

 

 


Afin d'assurer le développement du commerce et des foires dans des conditions satisfaisant l'ensemble de la population, le Conseil Municipal sera amené à prendre plusieurs décisions.

En 1861, il décide de la construction d'une nouvelle Halle à l'emplacement de l'ancienne, au centre du bourg.
Pour l'anecdote, il est prévu dans le devis la construction d'une pièce de prison qui sera adossée au mur nord de l'édifice!
L'adjudication du 14/07/1861 confie les travaux à Jean-Blaise MASSE, entrepreneur à St Ciers.

Le 11/02/1863, "suite à de nombreuses plaintes portées au sujet des dégâts occasionnés par les cochons mis en vente les jours de foire, soit sur la route départementale, soit dans les champs avoisinants," le Conseil décide de l'acquisition d'un champ de foire aux cochons dont l'emplacement est choisi "au couchant du bourg".
Les terrains seont acquis en 1864 auprès des Sieurs Broine, Bricou et Tapon pour 1.754,00 F chez Mtre Lys, notaire à St Ciers.

 

Suite " au refus des propriétaires de continuer à prêter leurs terrains et à celui des Ponts et Chaussées de continuer à tolérer la tenue de la foire aux boeufs sur la grande route", il est décidé de l' établissement d'un champs de foire aux boeufs dans "la partie levant du bourg, près de la maison d'école au lieu-dit les Fontenilles".


Le décret d'intérêt public en date du 28/10/1867 permet l'expropriation en 1868 et 1869 des Sieurs Chaillot, Pelletier et autres.

 

Entreedubourg1935

 

 

 

 

 

L'ancien " champ de foires aux cochons", à gauche.

 

 

 

 

 

Il cèdera la place à la nouvelle belle route
dans les années 1950

 

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