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Affaire Commandant Hubert à St Thomas

 

 

 

 Jean Nolas HUBERT

 

Chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur (1936)
 
  • Né le 30 janvier 1892 - Saint Pierre, 974, France
  • Décédé le 23 août 1944 - Château Coudret - Saint Thomas de Conac, 17, France , à l’âge de 52 ans
  • Chef de bataillon d'infanterie colonial en retraite, Mort assassiné par un groupe d'habitants de St Thomas de Conac.

A participé à la Grande Guerre

Régiment(s) : 104e régiment d'infanterie (104e RI) , 72e bataillon de tirailleurs sénégalais (72e BTS) , 82e bataillon de tirailleurs sénégalais (82e BTS) , 81e régiment d'artillerie (81e RA)
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    • Le 3 septembre 1939, suite à l'agression de la Pologne, la Grande-Bretagne puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne.

      Sources: www.senat.fr13 juin 1940 :Réplis du Gouvernement - Bordeaux, 33, France

      Replis du gouvernement sur Bordeaux en hâte.

      Sources: www.senat.fr14 juin 1940 :Invasion - Paris, 75, France

      Les troupes Allemandes entrent dans Paris.

      Sources: www.senat.fr16 juin 1940 :Démission - Bordeaux, 33, France

      Au soir du 16 juin 1940, mis en minorité au sein de son gouvernement sur le sujet de la continuation de la guerre en Afrique du Nord, Paul REYNAUD démissionne. Le même jour, nommé chef du gouvernement, le maréchal PETAIN, favorable à un armistice, engage des pourparlers avec l’ennemi.

      Sources: http://www.france-libre.net/discours-petain/17 juin 1940 :Allocution radiophonique - Bordeaux, 33, France

      Le maréchal Pétain prononce un discours à la radio française le 17 juin à 12h20.
      Français!
      à l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie.

      Sources: www.charles-de-gaulle.org18 juin 1940 :Allocution radiophonique - London, England, Great britain

      Appel du 18.06.1940 du général de GAULLE Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

      Appel du Général de Gaulle

      Sources: http://www.charles-de-gaulle.orgentre 21 juin 1940 et 22 juin 1940 :Armistice - Forêt de compiègne - Rethondes, 60, France

      Armistice entre le IIIe Reich et la France.

      Sources: www.ina.fr26 juillet 1940 :Nomination - Saint thomas de conac, 17, France

      DALLANCON James est nommé Maire de St thomas de Conac.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:15.02.2017-21:588 juillet 1941 :Création

      Créée le 8 juillet 1941, deux semaines après l’attaque allemande contre l’URSS, la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) devient le Fr. Inf.Regt. 638 (638ème régiment d’infanterie français) de la Wehrmacht. En décembre 1941, ses hommes sont engagés devant Moscou durant huit jours - où ils se font massacrer.

      novembre 1941 :Location - Château coudret - Saint thomas de conac, 17, France

      Fin novembre Mr MAST Henry, beau-père du commandant HUBERT lui trouve une location au Château Coudret à St Thomas de Conac, occupé par des Mosellans de Rolbing (57), il demeurait à Bordeaux (33) depuis son retour de Bizerte en Tunisie.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:44décembre 1941 :Emploi au Château Coudret - Château coudret - Saint thomas de conac, 17, France

      Fernande Léontine THOBIE devient journalière et bonne au service du commandant HUBERT au mois de décembre 1941 d'après sa déposition

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4423 septembre 1942 :Démission - Tribunal de première instance - Jonzac, 17, France

      Par arrêté en date du 23 septembre 1942, pris en application de la loi du 11 août 1941 Me. MARCHAND, procureur de la République près le tribunal de première instance de Jonzac, est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions. [Cause : à caché son appartenance à la l.'. La Candeur G.O.D.F. de Confolens (16) en 1932.]

      Sources: Journal Officiel de l'Etat Français du 24.09.1942 - folio n°5263 - maj:19.03.2017-16:3430 janvier 1943 :Création de la Milice - Vichy, 03, France

      La Milice française est créée le 30 janvier 1943 par Laval, le chef du gouvernement de Vichy. Organe officiel de l'État Français, elle est conçue comme un instrument de propagande mais surtout comme un instrument du maintien de l'ordre, véritable obsession du maréchal Pétain qui y voyait "à la fois l'intérêt du pays et une exigence des autorités d'Occupation". C'était surtout une façon d'affirmer la souveraineté de l'État français. La direction de la Milice est confiée à son initiateur, Joseph Darnand, un ancien soldat des corps francs de la première guerre mondiale qui avait ensuite milité activement dans la Cagoule et d'autres Ligues et Mouvements de l'ultra-droite.
      Contrairement à la "rumeur publique" invoquée postérieurement aux faits et aux témoignages de certains accusant sans preuves, le commandant HUBERT Jean Nolas, n'a jamais été ni de près ni de loin en rapport avec la Milice, et encore moins nommé "Brigadier Général de la Milice", voir le Journal Officiel sur la période considérée, le commandant HUBERT est inconnu au bataillon. Journal Officiel de l'Etat Français du 31.01.1943 folio n°290

      Sources: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-milice-francaise19 mars 1943 :Rixe à la sortie du restaurant Guilbert - Restaurant Guilbert - Saint thomas de conac, 17, France

      Le soir du vendredi 19.03.1943 jour de la Saint Joseph. Le commandant HUBERT se rendant au bureau de tabac chez Mme BROYNE est roué de coups par un groupe de six jeunes ayant absorbé quatre litres de vin blanc, excités par GUILBERT. Le groupe était constitué de CATHELINEAU Henri Paul Honoré 16 ans, SERMOT Serge 18 ans, GROLLEAU André Louis Armand 20 ans, ROUET René Edmond Charles 20 ans, GUIRAUD Emile 21 ans et BERTHELOT René 24 ans.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4420 mars 1943 :Dépôt de Plainte - Gendarmerie française - Saint ciers du taillon, 17, France

      Mme HUBERT de retour de Bordeaux par le bus, trouve son mari, le commandant HUBERT, alité dans un triste état. Ce dernier rédige un courrier de "plainte contre X pour coups et blessures" sous enveloppe qu'il remet à la bonne THOBIE Fernande Léontine épouse BRIZARD, qu'il charge de remettre ce plis en mains propres au maire DALLANCON James. Le maire fait porter ce plis par un employé communal à vélo, à la gendarmerie française de Saint Ciers du Taillon.
      Le docteur COUDRET est requis mais ce dernier refuse de se déplacer.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4422 mars 1943 :Enquête de Gendarmerie - Château coudret - Saint thomas de conac, 17, France

      Le Lundi 22.03.1943 jour de sainte Léa. Première visite du gendarme DUBREUIL au chevet du commandant HUBERT dans le but de régler cette affaire à l'amiable en lui conduisant les jeunes repentants.
      Point capital : le gendarme DUBREUIL est dépositaire de la première et bonne version de l'histoire : à savoir que se sont les jeunes qui ont roués de coups le commandant et non l'inverse.les versions qui viendrons par la suite après l'assassinat indiqueront que le commandant aurait attaqué à lui tout seul les six jeunes gens, et en état d'ivresse, totalement invraisemblable, voilà donc comment les protagonistes de cette affaire travestissent la vérité - maj:11.02.2017-17:11

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:11.02.2017-16:5623 mars 1943 :Enquête de la L.V.F. - Château coudret - Saint thomas de conac, 17, France

      Passage de LABADIE Pierre représentant de la L.V.F. de Jonzac pour enquête sur la rixe du soir du Vendredi 19.03.1943. qui l'a prévenu aussi vite ? qui avait le téléphone à St Thomas ? Les archives des P.T.T. de l'époque pourront nous donner la liste des abonnés du téléphone à St Thomas.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:13.02.2017-22:3024 mars 1943 :Enquête de Gendarmerie - Saint thomas de conac, 17, France

      Le mercredi 24.03.1943 jour de Saint Gabriel. Deuxième passage du gendarme DUBREUIL où il apprends qu'un enquêteur de la L.V.F. LABADIE Pierre est déjà passé.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:11.02.2017-16:5627 mars 1943 :Information judiciaire - parquet de jonazc - Jonzac, 17, France

      A la suite du procès-verbal d'enquête de la gendarmerie. Et en raison de la minorité pénale de certains inculpés, une information judiciaire fut entamée le vingt-sept Mars mil neuf cent quarante-trois (c'est une samedi ?), par le Parquet de Jonzac. Contre le commandant HUBERT et les jeunes gens. Sous l'inculpation de Violence réciproques. Source : Déposition du 06.03.1945 de Renée Clémence Jeanne MAST devant Me TALLINAUD. Il s'agissait là de la stratégie de Me MARCHAND visant à transformer la "plainte contre X avec coups et blessures" en "plainte contre personnes nommées avec coups et blessures réciproques" avec comme hypothèse : si Mr HUBERT passait du stade de victime à celui d'accusé, il retirerait sa plainte. Me MARCHAND convoqua tout le monde à la Gestapo de Jonzac avec les effets que l'on sait.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie - Archives personnelles - maj:28.02.2017-00:06entre 29 mars 1943 et 14 avril 1943 :Opération TODT - La rochelle, 17, France

      René BERTHELOT es temployé chez Mr RENOU trois cent un avenue Jean Guitton, voir déposition de son père BERTHELOT Hector en date du 15.12.1944.

      Sources: Déposition de son père BERTHELOT Hector - Dossier de gendarmerie en ma possession - maj:15.04.2017-23:042 avril 1943 :Comparution - Tribunal - Jonzac, 17, France

      première comparution des inculpés devant le Juge d'Instruction. Les familles du groupe de jeunes ayant pris Me MARCHAND comme avocat, se retrouverons convoquées par Me MARCHAND à la Gestapo de Jonzac sur son initiative. Ce dernier voulant transformer la "Plainte contre X avec coups et blessures" du commandant HUBERT à la gendarmerie française de Saint Ciers du Taillon en "Plainte contre personnes nommées avec coups et blessures réciproques" dans le but de faire retirer sa plainte si le commandant HUBERT passait du statut de victime à celui de co-accusé. Cette malheureuse initiative du magistrat constituera le début de la fin pour le groupe des six jeunes gens. Ceci dit, si les soit-disant F.F.I. dont se réclamerons GERMOND et COCHONNEAU en avaient été à cette date là, ainsi qu'à titre posthumes le groupe de jeunes, le groupe de jeunes avaient 10 jours devant lui pour disparaître dans la nature, là où prétendument se cachaient une centaine d'hommes à en croire l'Histoire invraisemblable écrite postérieurement aux faits évoqués ci-dessus.

      Sources: Déposition définitive de Mme HUBERT folio n°7 - maj:08.03.2017-21:3012 avril 1943 :Arrestation - Saint thomas de conac, 17, France

      Arrestation de cinq membres du groupe de jeunes par la Gestapo de Jonzac en présence du Maire, suite à la rixe du soir du Vendredi 19.03.1943. Incarcérés à la Gestapo, ils passent aux aveux ou du moins l'un d'entre eux dénonce la patron du café. Le groupe des cinq était constitué de CATHELINEAU Henri Paul Honoré 16 ans, SERMOT Serge 18 ans, GROLLEAU André Louis Armand 20 ans, ROUET René Edmond Charles 20 ans, GUIRAUD Emile 21 ans et ultérieurement BERTHELOT René 24 ans.

      Sources: déposition de Cathelineau Paul - copie de dossier de gendarmerie - archives personnelles - maj:16.02.2017-22:0114 avril 1943 :Arrestation - La rochelle, 17, France

      Arrestation de René BERTHELOT à La rochelle chez Mr RENOU 301 avenue Jean Guitton. Voir déposition de Hector BERTHELOT le 15.12.1944

      Sources: Déposition de son père Hector Berthelot - Dossier de gendarmerie en ma possession - maj:15.04.2017-23:0426 avril 1943 :Arrestation - Saint thomas de conac, 17, France

      Arrestation par la Gestapo de GUILBERT sous l'inculpation de meneur et d'instigateur, suite aux aveux des jeunes. GERMOND dans un certificat daté de 1948 (voir pièces jointes) accusera la veuve ROUET, Anna Mélina CHASSAIN d'être la dénonciatrice de GUILBERT.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:14.02.2017-23:291er février 1944 :Création des Forces Françaises de l'Intérieur

      Création des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

      Sources: wikipedia - maj:15.02.2017-21:196 juin 1944 :Débarquement de Normandie le D DAY - Utah beach - Sainte marie du mont, 50, France

      La bataille de Normandie

      Sources: www.dday-overlord.com13 août 1944 :Libération - Jonzac, 17, France

      Les alliés poursuivent leur avance inexorable à travers la France. Le 13 août, alors que les blindés alliés sont aux portes de Paris, la ville de Jonzac est la première ville d'importance à être libérée. Puis vient le tour de Saintes (4 septembre), de Marennes (9 septembre), de Rochefort (12 septembre) et de Saint-Jean-d'Angély le lendemain. Le 18 septembre, le général de Gaulle arrive à Saintes, qui abrite de nouveau la préfecture.

      Sources: http://www.wikiwand.com/fr/Histoire_de_la_Charente-Maritime#/Seconde_Guerre_mondiale18 août 1944 :Insurection populaire - Paris, 75, France

      http://www1.rfi.fr/actufr/articles/056/article_30027.asp

      Sources: 60e anniversaire de la libération de Paris - maj:12.02.2017-17:18:23 août 1944 :Assassinat - Château coudret - Saint thomas de conac, 17, France

      Assassinat à 07:30 du matin du commandant HUBERT tué d'une balle à travers la bouche ayant défoncé l'arrière de la boîte crânienne. Mme HUBERT était absente du domicile au moment des faits, partie chercher du lait. Elle tombera sur cette scène épouvantable à son retour ayant entendue des coups de feux. Crime commis par un groupe d'habitants de St Thomas de Conac par vengeance, tenant Mr HUBERT pour responsable de la déportation des six jeunes et de GUILBERT, ce qui est faux.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4423 août 1944 :Arrestation - Château de la bruyère - Montendre, 17, France

      Le jour même de l'assassinat du commandant HUBERTMme HUBERT fût arrêtée par des habitants de Saint Thomas de Conac en compagnie de sa bonne Fernande Léontine THOBIE, emmenées chez les F.F.I. de Reignac (33), puis au château la Bruyère à Montendre (17), ligotées, préalablement elles furent sommairement tondues dans un bois de Saint Thomas de Conac où se trouvaient quelques spectateurs dont la fille de COCHONNEAU qui ricanait.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4423 août 1944 :Décès - Château coudret - Saint thomas de conac, 17, France

      Contenu de l'acte de décès : 16 - Décès de Jean Nolas Hubert 5e Feuillet - Le vingt trois août mil neuf cent quarante quatre à onze heures est décédé en son domicile au Bourg, Jean Nolas Hubert, Commandant en retraite, né à l'Ile de la Réunion à St Pierre, le trente Janvier mil huit cent quatre vingt douze, fils de Jean Hubert décédé et de Zelina Merlo décédée, époux de Renée Jeanne Clémence Mast. Dressé le Vingt cinq août mil neuf cent quarante quatre, à onze heures sur la déclaration de Clovis Brizard, garde champêtre, âgé de soixante cinq ans demeurant à Conac St Thomas de conac qui, lecture faite, a signé, avec Nous, James Dallançon maire de St thomas de conac. Brizard, D

      Témoin : Clovis François BRIZARD 1879-1944/
      Témoin : Colbert Norbert Maurice James DALANSONchevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur 1896-1995/

      Sources: Mairie de St Thomas de conac - geneanet Retour Anaïs HUBERT ( anais1733) - maj:08.02.2017-23:16entre 24 août 1944 et 13 octobre 1944 :Résidence - Prison - Saintes, 17, France

      Fernande retourne à Saint Thomas avant de partir chez sa sœur à Saint Ciers sur Gironde. Elle sera condamnée lors du procès de 1945 à 3 ans de prison dont je n'ai pas trouvé la trace pour l'instant.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4431 août 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition du gendarme DUBREUILpièce capitale pour comprendre la chronologie des faits et le facteur initial.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:11.02.2017-16:561er septembre 1944 :Libération de Montendre - Montendre, 17, France

      J'avais le 26.08.1944, mais le site de la Ville de Montendre précise le 01.09.1944 par le F.F.I. avec photographies., De même sur le blog de Nicole BERTIN .

      Sources: http://www.ville-montendre.fr/histoire/annees-noires1er septembre 1944 :Déposition - Montendre, 17, France

      Déposition de Mme MAST Renée Jeanne Clémence épouse HUBERT devant ROULLIN Henri commissaire de Police des F.F.I.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:11.02.2017-22:074 septembre 1944 :Libération de Saintes - Saintes, 17, France
      10 septembre 1944 :Destitution - Saint thomas de conac, 17, France

      DALLANCON James est destitué par le Comité Cantonal de Libération.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:15.02.2017-21:5818 septembre 1944 :Visite - Saintes, 17, France

      Le 18 septembre, le général de GAULLE arrive à Saintes, qui abrite de nouveau la préfecture. Alors que des pourparlers officieux ont lieu entre le capitaine de corvette Hubert MEYER et l'amiral Ernst SCHIRLITZ quant à l'avenir de la place de La Rochelle ; le général de GAULLE indique clairement les limites à ne pas dépasser : « Les pourparlers ne devront jamais revêtir le caractère d'une négociation ».

      Sources: http://www.wikiwand.com/fr/Histoire_de_la_Charente-Maritime#/Seconde_Guerre_mondiale23 septembre 1944 :Déposition - Montendre, 17, France

      Déposition du gendarme GUGGIARI Dominique>/a>

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:11.02.2017-16:5625 septembre 1944 :Déposition - Tribunal d'instance - Jonzac, 17, France

      Déposition de LALIEVE Henri devant Me CHENIER Jean Juge d'instruction au tribunal de Jonzac

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:15.02.2017-01:4425 septembre 1944 :Déposition - Gendarmerie - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de DALLANCON James, Maire de St Thomas de conac au moment des faits

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4425 septembre 1944 :Déposition - Tribunal d'instance - Jonzac, 17, France

      Déposition de la Mosellane de Rolbing (57) Juliette VOGEL, 24 ans.

      Sources: copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:11.02.2017-23:086 octobre 1944 :Déposition - Saint thomas de conac, 17, France

      Déposition de Anna Mélina CHASSAIN épouse ROUET.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:16.02.2017-01:296 octobre 1944 :Déposition - Saint thomas de conac, 17, France

      Déposition de ROUET Adèle épouse FILLOU devant CHENIER Jean Juge d'Instruction

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:16.02.2017-01:223 novembre 1944 :Déposition - Brigade de gendarmerie - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de RUFFIN Emmanuel, Membre du Comité de Libération.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:15.02.2017-00:083 novembre 1944 :Déposition - Saint thomas de conac, 17, France

      Déposition de CATHELINEAU Paul Honoré

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:16.02.2017-21:493 novembre 1944 :Déposition - Saint thomas de conac, 17, France

      Déposition de COCHONNEAU Georges.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:16.02.2017-23:133 novembre 1944 :Déposition - restaurant Guibert - Saint thomas de conac, 17, France

      Déposition de LACROIX Eva, épouse GUILBERT.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:17.02.2017-11:3015 novembre 1944 :Interrogatoire - Tribunal d'instance - Saintes, 17, France

      Interrogatoire de Mme HUBERT devant Me TALLINAUD juge d'instruction.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:15.02.2017-00:2921 novembre 1944 :Déposition

      Déposition de Me MARCHAND devant GROLEAU Edmond commissaire de police - invoque le secret professionnel

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:15.02.2017-01:2215 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de TECHOUEYERES Roger devant LAFARGE Antoine Maréchal des Logis-Chef de la brigade de St Ciers du Taillon

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:18.02.2017-16:3715 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de BERTHELOT Hector.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:18.02.2017-17:5115 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de CATHELINEAU Paul.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:18.02.2017-17:5115 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      déposition de LACOUDRE Laurence.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2315 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de LACROIX Eva épouse GUILBERT

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2315 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de COCHONNEAU Georges

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2315 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de PALISSIER Célina Julienne, ma cousine.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2315 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de RUFFIN Emmanuel.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2315 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de CHASSAIN Anna Mélanie veuve ROUET.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2315 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de BROYNE MartheAprès la déposition du gendarme DUBREUIL, pièce capitale pour comprendre la chronologie des faits et le facteur initial. Le déroulement de la rixe du Vendredi 19.03.1943 de 18h00 à 23h00.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2316 décembre 1944 :Déposition - Saint ciers du taillon, 17, France

      Déposition de SOUCHARD Valentine épouse GROLLEAU.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:01.03.2017-22:2328 décembre 1944 :Mariage - Saint thomas de conac, 17, France

      Jeudi, jour de la St Innocents - mariage de COCHONNEAU Claude Andrée Madeleine avec LAPLANTE André Charles. Elle "ricanait" le 23.08.1944 selon l'expression de Mme HUBERT, lors de la tonte dans les bois de Fernande Léontiine THOBIE et de Mme HUBERT.

      Sources: Mairie de St pierre juillers - maj:14.07.2017-14:531er janvier 1945 :Déposition - Pas d'ozelle - Saint ciers sur gironde, 33, France

      Déposition de THOBIE Fernande Léontine épouse BRIZARD,

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:10.02.2017-14:4422 janvier 1945 :Déposition - Tribunal - Saintes, 17, France

      Dans la déposition du 22.01.1945 de Jean CHENIER ancien Juge d'Instruction devant Me TALLINAUD Juge d'instruction de la cour de Justice de Saintes précise que l'avocat Me MARCHAND était l'ancien Procureur de la République à Jonzac, suspendu de ses fonctions en qualité de franc-maçon [G.O.D.F. L.'. la Candeur 1932 - Journal Officiel de l'Etat Français] et devenu depuis un des dirigeants du R.N.P. dans la région.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie en ma possession - Archives personnelles - maj:17.02.2017-21:3430 janvier 1945 :Déposition - Tribunal - Saintes, 17, France

      Déposition de Me SORIN Charles avocat à Jonzac

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:07.03.2017-00:3430 janvier 1945 :Déposition - Tribunal - Saintes, 17, France

      Déposition de Me MARCHAND André avocat à Jonzac

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:07.03.2017-00:323 février 1945 :Déposition - Saint thomas de conac, 17, France

      Déposition de DUPRE Emmanuel, charge virulente contre les époux HUBERT, n'étant pas témoin, et sans preuves.

      Sources: Copie du dossier de gendarmerie - Archives personnelles - maj:07.03.2017-21:286 mars 1945 :Interrogatoire définitif - Tribunal - Saintes, 17, France

      PV d'interrogatoire définitif MAST Clémence inculpation pour intelligence avec l'ennemi.

      Sources: Copie du dossier de Gendarmerie - Archives personnelles - maj:28.02.2017-00:067 mai 1945 :Réddition - Reims, 51, France

      L'armée allemande signe sa réddition à 02:41

      8 mai 1945 :Libération de la Charente Maritime

      Et capitulation de l'Allemagne

      21 janvier 1948 :Certificat - Saint thomas de conac, 17, France

      Contenu du certificat n°2 : [ le début est dans la marge et n'a pas pu être lu ----] Madame Rouet qui me les a remis. Après l'arrestation des six jeunes gens dont faisait partie son fils René, je su que Madame Rouet accusait Guilbert Maurice, notre agent de liaison d'avoir poussé ces enfants à attaquer Hubert et quelques jours plus tard, la Gestapo venait arrêter Guilbert les confidences qu'il fit ensuite à ses camarades de captivité semblent indiquer qu'il fut au cours de ses interrogatoires avisé du nom de la personne qui l'avait dénoncé, et il a dit a un de ses camarades Sermot Serge que c'était Madame Rouet. Cette attestation est faite sur l'honneur pour être jointe au dossier d'Homologation de Rouet René St Thomas de Conac le 21 Janvier 1948 Signé : Germond Vu la légalisation de la signature de M. Germont le maire Lataste - Source : dossier 16P522307 SHD Vincennes - maj:11.04.2017-01:06

      Sources: dossier 16P522307 SHD Vincennes - maj:11.04.2017-01:06
    • Notes

      Notes individuelles

      il s'agit bien d'un "homicide volontaire avec préméditation", c'est-à-dire un assassinat (art.221-30 du droit pénal français) dont le mobile est la vengeance comme indiqué au folio n°206/333 du livre de Dominique ROUSSEAU "Saint thomas de conac - Une histoire en bord d'estuaire" Imprimerie Michot Jonzac 2008. - maj:04.04.2017-21:55

      Les protagonistes de l'affaire

      Les coupables désignés par la "rumeur publique" :
      HUBERT Jean Nolas, 51 ans, mon cousin, assassiné le 23.08.1944 à 07:30 du matin chez lui par un groupe d'habitants de St thomas de conac
      MAST Renée Jeanne clémence, 43 ans, épouse du commandant HUBERT, tondue, emprisonnée et libérée par la Loi d’Amnistie de 1951
      THOBIE Fernande Léontine, 54 ans, ma grand-tante, tondue, emprisonnée et libérée avant le 13.10.1944
      BROYNE Marthe, 52 ans, buraliste, marchande de tabacs, emmenée dans les bois, non tondue et relâchée

      Les tondeurs et spectateurs" :
      INCONNU X, tondeur, main qui tenait la tondeuse, ne restera pas inconnu, tu sortira de l'ombre
      COCHONNEAU Claude Andrée Madeleine, 20 ans, spectatrice de la tonte où elle ricanait, si ce n'est-elle c'est donc sa soeur
      COCHONNEAU Geneviève Alix, 25 ans, autre spectatrice possible, si ce n'est sa soeur

      Les déportés, les bagarreurs et le restaurateur :
      Les cinq arrêtés en premier, le 12.04.1943 à St Thomas de Conac:
      CATHELINEAU Henri, 16 ans, déporté et mort à Dora, mon cousin
      SERMOT Serge, 18 ans, il sera un des rescapé, et il est peut-être une des clés du mystère...
      GROLLEAU André Louis Armand, 20 ans, déporté et mort à Dora
      ROUET rené, 20 ans, déporté à Dora et mort à son retour à Bordeaux de Tuberculose, mon cousin
      GUIRAUD Emile, 21 ans, est revenu vivant du camp de Bergen-Belsen après 1945
      Celui arrêté le 14.04.1943 à La Rochelle :
      BERTHELOT René, 24 ans, déporté à Dora et disparu sans mention de son décès
      Le dernier arrêté le 26.04.1943 à St Thomas de Conac:
      GUILBERT maurice, 42 ans, patron du café Le Bar de l'Union où s'est déroulé la rixe, déporté et mort à Dora

      Les Gendarmes de la Brigade de Saint-Ciers du Taillon en 1944 :
      DUBREUIL Marcel, gendarme, chef de patrouille
      GUGGIARI Dominique, gendarme
      LAFARGE Antoine, Maréchal des logis Chef
      ARNAUD Gaston, gendarme le 03.02.1945
      PUBERT Auguste Marcel, gendarme le 03.02.1945

      Les Gendarmes de la Brigade de Saint-Ciers sur Gironde en 1945 :
      POINOT Joseph Henri,
      BERNAUD Guillaume Jean,

      Les représentants de la justice en 1944 et 1945 :
      CHENIER Jean, 32 ans, juge d'instruction à Saintes, mobilisé en 1945 chef de la documentation de la 9ème région militaire
      de GAYE Jean, Juge d'instruction à Jonzac
      GROLEAU Edmond, Officier de Police Judiciaire, Commissaire de Police en 1944
      TALLINAUD Roger, Juge d'instruction au Tribunal de Saintes, Conseiller à la cour d'appels de Poitiers, donne un avis de non-lieu, non suivi par le Comité d'épuration
      BREJON de LAVERGNÉE Didier, Avocat au barreau de Saintes, défenseur de Mme HUBERT après 1945

    • Les représentants des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.) en 1944 et 1945 :
      ROULLIN Henri, commissaire du groupe des F.F.I. de Montendre, ne figure pas au SHD parmi les dossiers d'homologation F.F.I. ? démissionnaire en 1946 pour cause de collaboration.
      DUGOUA X, Docteur, Président du Comité d'Epuration de Jonzac en 1944

      Les aides de Mme HUBERT avant, durant la détention et après :
      FORGERIT Raymonde, Agrégée d'Histoire et de Géographie, Professeur au lycée de Jeunes filles de Bordeaux, (3 rue Joubert)
      MAST Andrée Berthe, soeur de Mme HUBERT
      REMY Nelly, 3 rue amiral Courbet à Rochefort
      RENAUD X, Mme, à Saintes Villa Hanoï, route de l'abbatoire

      Ceux interrogés par la gendarmerie de Saint Ciers du Taillon en 1944 :
      CATHELINEAU Paul, 47 ans, père d'Henri, co-rédacteur d'une lettre de dénonciation au Comité d'épuration de Saintes en 1944 concernant Fernande
      ROUET Adèle épouse FILLOU, 58 ans, co-rédacteur d'une lettre de dénonciation au Comité d'épuration de Saintes en 1944 concernant Fernande, tante de ROUET René, ma cousine
      CHASSAIN Anna Mélanie, 46 ans, ménagère, épouse ROUET, mère de René
      COCHONNEAU Georges, 53 ans, instituteur, raconte l'histoire de l'arrestation de Fernande et de Mme HUBERT, transmet un dossier au Comité d'Epuration de Saintes, change de nom en 1958 pour AUBERT
      VOGEL Juliette 24 ans fait partie des Mosellans de Rolbing, employée de commerce chez DUPRE Emmanuel, épicier
      LALIEVE Henri, 24 ans boulanger, source d'information sur LABADIE Pierre qu'il connaît personnellement
      DALANSON Colbert Norbert Maurice James, 48 ans, Maire sous l'occupation au moment des faits
      LACOUDRE Laurence, 44 ans, gérante du magasin "L'Aquitaine", mère de Serge SERMOT
      LACROIX Eva, 46 ans, patronne de l'Hôtel restaurant, épouse de GUILBERT Maurice
      BERTHELOT Hector, 55 ans cultivateur, père de BERTHELOT René
      TECHOUEYERES Roger, 50 ans, Garde Civique (à vérifier), domestique chez le commandant HUBERT, dépose à charge contre Fernande et Mme HUBERT
      RUFFIN Emmanuel, 60 ans, maire de St Thomas de Conac après DALLANSON, dépose à charge en invoquant la "rumeur publique"
      PALISSIER Célina Julienne, 53 ans, ménagère, épouse ROUSSEAU, ma cousine
      SOUCHARD Valentine, 45 ans, journalière, épouse GROLLEAU, mère d'André GROLLEAU

      Ceux interrogés par la cour de justice de Saintes en 1945 :
      MARCHAND André, 49 ans, Avocat au barreau de Jonzac, invoque le secret professionnel, convoque le commandant à la Gestapo de Jonzac, défenseur des jeunes
      SORIN Charles, 52 ans, Avocat au barreau de Jonzac, défenseur du commandant HUBERT

      Les autres protagonistes :
      DURAND X., coiffeur
      SOULIER Raoul, 63 ans, charron, concubin/amant de CHASSAIN Mélanie
      COUDRET Pierre Emile Edgard, 69 ans, docteur en médecine, fait le constat de décès du commandant HUBERT
      MARTAUD Jean Pierre, docteur en médecine de Saint Bonnet sur Gironde,
      BRIZARD Clovis François, 65 ans, Garde champêtre, mon cousin
      GERMOND Henri Auguste, 24 ans, receveur des Postes chef d'un groupe se revendiquant de la "Résistance"
      DUPRE Emmanuel, beau-frère de ROUET Adèle, épicier à st thomas, membre du groupe
      BLANCHARD Pierre alias "Pierrot", membre du groupe
      RAPET Armand, boucher, membre du groupe,
      LABADIE Pierre, délégué cantonal de la LVF de Jonzac, puis membre du groupe F.F.I. "François Ier", étonnant n'est-il pas ?
      DUPONT Josette, 14 ans, de Paris, nièce de la secrétaire de Mairie de St Thomas de conac, cousine de la Belle-fille de Mme HUBERT
      DUPONT Jeanine, 19 ans, soeur de Josette, secrétaire à la L.V.F. à Paris
      FREUCHET René Pierre Henri,membre de la L.V.F. et fiancé de Jeanine DUPONT en 1943/1944
      PEAN X, secrétaire à la L.V.F. à Bordeaux, dirigeant de la L.V.F. à Jonzac
      MORANDIERE Jeanne Paula, secrétaire à la Maire de Saint Thomas de Conac au moment de l'Affaire, cousine des jeunes filles DUPONT
      VINCENT Pauline, institutrice en 1944, témoin dans le maquis de l'agissement des gendarmes de la brigade de Saint Ciers du Taillon
      ESCUDE André, jeune médecin amis du fils médecin, Jean de Mme HUBERT
      BOUTRIT Denis, jeune médecin amis du fils médecin, Jean, de Mme HUBERT
      RAIGNIER André, boulanger en 1943-1944 à St thomas de conac, parle à Mme BROYNE-MOREAU le soir de la rixe.
      LATASTE Armand Arsène, maire de st thomas de conac en 1948, contresigne les certificat de GERMOND sur le dossier de ROUET René.

    • Ceux du clan ROUET :'
      ROUET Gustave, 85 ans, le grand-père, mensonges dans le certificat avec GERMOND.
      SARRAZIN Ezilda épouse ROUET, 82 ans, ma cousine, la grand mère, accompagne sa fille Adèle chez Mr HUBERT pour demander d'intervenir en faveur des jeunes.
      DUPRE Emmanuel, beau-frère de ROUET Adèle, épicier à st thomas,
      ROUET Adèle épouse FILLOU, 58 ans, ma cousine, corédacteur d'une lettre de dénonciation au Comité d'épuration de Saintes en 1944 concernant Fernande, tante de ROUET René

      Les cautions morales de Cochonneau après 1949 :'
      THIBAUDEAU Gaston, ex-chef départemental de la Résistance
      FARAUD Roger, ancien instituteur à St Thomas de Conac, Résistant, Député de la Charente-maritime de 1946 à 1958

      Les membres des partis, Les autorités Allemandes impliquées et la gestapo :'
      ZIMMER X, membre du R.N.P. de Jonzac, correspondant avec le Maire DALLANCON James en 1941
      GRELETTY X, contrôleur à Jonzac en 1941
      POHL Alfons, sous-lieutenant, Sicherheitsdienst de Saintes(SD) littéralement le « service de la sécurité », fut le service de renseignements de la SS., responsable de l'arrestation des Jeunes
       

      Je remercie Nathalie Hubert-Narolles pour la photographie. On remarquera au col l'insigne des Régiments d'Infanterie de Marine nommés "Marsouins", et plus précisément le 2e RIMa avec grade de Lieutenant.

      Contrairement à la rumeur circulant dans le bourg de Saint thomas de Conac, le commandant HUBERT n'a jamais été "Inspecteur Général de la Milice" ce qui se vérifie au Journal Officiel de la République pour lé période considérée. Cet ancien Militaire venait tout juste d'être placé à la retraite et revenant du Dahomey, actuel Bénin, en passant par Bizerte en Tunisie, cherchait une demeure en France, avait trouvé une location au château Coudret à Saint Thomas de conac par l'entremise de son beau-père de Rochefort. Cependant les Mosellans de Rolbing (67) déplacés par l'Etat-Français suite à la déclaration de guerre, étaient logés à Saint Thomas de Conac et une famille occupait la location. Cette location n'a pu se libérer avant novembre 1941. C'est à cette époque, en décembre 1941, que Fernande fut embauchée comme bonne au service du commandant HUBERT.

      Mme Hubert confie dans sa déposition que le commandant ne jouait pas de rôle politique à cette époque, cependant, en tant qu'ancien militaire fidèle au Vainqueur de Verdun, le Maréchal Pétain, il était adhérant du Francisme et qu'à ce titre, il avait été doté du titre de Brigadier, mais tout cela n'était resté que sur le papier et n'avait jamais été mis en œuvre. Vu la période, tout cela ne pouvait que le desservir. On peux supposer que sa rigueur militaire ne lui permettait pas d'apprécier les bienfaits du marché noir qui devait circuler à et tout autour de Saint Thomas de Conac.

      De plus son fils, Guy HUBERT, volontaire de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (L.V.F.) sera porté mort sur le front russe en 1941.. Il est louable de penser que cela devait l'affecter au plus haut point.

      Les dépositions de Gendarmerie de 1944, mentionnent : Assassiné dans sa maison à 07:30 du matin en l'absence de son épouse qui était partie chercher du lait., il s'agit donc d'une heure matinale, or la déclaration de Clovis BRIZARD le garde champêtre validée par le maire James DALLANSON indique 11:00, ce qui est manifestement faux, cette différence d'environ 3 heures pourrait être considérée comme la production d'une falsification par l'autorité administrative compétente. L'acte ne mentionne pas la cause du décès, mais cela est courant. l'acte a été rédigé le 25.08.1944, à cette date là, Fernande THOBIE ainsi que Mme Hubert avaient déjà été tondues et conduites à Reignac (33) puis après le 26.08.1944 être emprisonnées à Montendre (17), puis à Saintes (17). - maj:08.02.2017-23:35

      DALLANSON, l'ancien maire sera soupçonné par la gendarmerie de Saint Ciers du Taillon d'appartenir au parti du Rassemblement National Populaire R.N.P., autre parti existant en même temps que le Parti Franciste, ces deux partis étant différent de la Milice de Vichy. - maj:10.02.2017-14:08

      Extrait de la page Wikipedia : Le Francisme, ou Parti franciste ou Mouvement franciste (1933-1944), était un parti politique fasciste français dirigé par Marcel Bucard. Sous l'occupation nazie, le Francisme sera l'un des principaux partis collaborationnistes, derrière le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_franciste - maj:10.02.2017-14:10

      Pas de trace dans la base Léonor, l'information sur sa légion d'Honneur est issue de l'Annuaire des troupes coloniales en 1936 que je n'ai pas consulté, cependant l'année 1936 n'est pas encore dans la base. - maj:11.02.2017-11:46

    • Annuaire de 1942 pour Saint Thomas de Conac
      Arrt. de Jonzac (harente-Maritime). Cant.: Mirambeau.
      932 hab.
      P.T.T.
      Autobus : ligne Saint-Thomas à Jonzac, et Cognac.
      Fête patr. : le 2e dimanche de Juin.
      Foires et marchés : le 1er lundi de chaque mois.
      Agric.: vignes et céréales.
      Rens. Tourist : ruines du château de Cessac
       (erreur c'est Conac)
      Maire : Daléauron (James), conseiller municip. délégué. (erreur c'est DALLANCON)
      Percept. : à Saint-Ciers-du-Taillon.
      Inst. : BOURRASSEAU (Mme), PETIT (Mme), PERRIER (M. et Mme).
      Curé : MARTIN.
      Rec. des postes : GERMON (H.)
      Chât. : REGNAUD (M.).
      Boucher : RAPET
      Boulanger : RAIGNIER
      Réparation de Chaises : BOURRASSEAU
      Charpentiers : PALISSIER, RIGOLOT
      Charron : Pierre ROBIN charron-Forgeron scierie mécanique, SOULIER
      Cordier : COURPRON
      Cordonnier : RENOU
      Docteur : COUDRET
      EPICIERS : BOURRASSEAU, COURPRON, DUPRET, Henry JOYAUX épicerie, mercerie, quincaillerie, Zinguerie, Articles de ménage, ferblanterie, MOREAU-BROYNE
      Grainetier : Fernand TESSON, graines primeurs, TESSON
      Hôtelier : GUILBERT, Tél. 1.
      Horloger : René GRATON horloger bijoutier, T.S.F. photographie d'amateur Tél. 10
      Maréchal Ferrant : BRISSON
      Mécanicien : BAUDRIT-MAMES
      Moulin à vent : PETIT
      Tonnelier : CHARBONNIER


      http://stephane.delogu.pagesperso-orange.fr/le-mag05-06.html

    • Concernant les absurdités proférées par COCHONNEAU concernant la phalange Africaine voir pour la chronologie : http://www.histoire-et-philatelie.fr/pages/001_france_assujettie/12_volontaires_sous_uniforme_nazi.html#africaine

      http://www.force-publique.net/sources/Livres/Cazals/Gie-et-Lib-Cazals.html

      Ce fut la loi n°63 du 30 janvier 1943 (publiée au Journal officiel de l'État français le 31 janvier 1943, no 27, p. 290) qui fonda la Milice française. Le commandant retraité HUBERT Jean Nolas pu se loger dans la location trouvée par son beau-père qu'à partir de novembre 1941, que penser de l'assertion dans l'ouvrage de Dominique ROUSSEAU présentée de la manière suivante "Et c'est dès cette année 1940, après l'appel du 18 juin, que naquit l'idée de créer un groupe qui porterait son propre nom de clandestin : Jim. A sa formation, le groupe comptait trente hommes ayant pour mission de s'armer et de saboter les défenses ennemies, mais également de surveiller Jean Hubert, dit commandant Hubert, installé à Saint-Thomas pour la circonstance en tant que brigadier général et chef de la milice de cinq départements. Par sa position de receveur à la poste, Henri Germond filtrait les communications postales destinées au commandant."...Ceci est le résultat de la présentation des faits "à rebours", analyse descendante, en partant de ce que l'on devient, on remonte le fils de l'Histoire en l’étayant d'arguments valorisants et sans apporter la moindre preuve factuelle. L'analyse de la chronologie des faits par la voie montante est fort différente. Les deux fils HUBERT sont l'un à Bordeaux faisant ses études de Médecin et l'autre au Lycée à Rochefort chez son grand-père. Le commandant HUBERT et son épouse son au Dahomey en Afrique. Lors de la drôle de guerre 1939-1940, la compagnie du commandant monte vers Bizerte depuis le Dahomey par la trans-africaine, Madame HUBERT part pour Bordeaux. Le commandant atteint par l'âge de la retraite est démobilisé à Bizerte et s'en retourne vers Bordeaux. Dans l'intermède, le jeune fils du commandant s'était engagé au 4ème Régiment Étranger et la belle-mère du commandant était décédée, après la défaite de la Warndt, le jeune est remis à sa famille, mais il s'engagera à nouveau dans la L.V.F. cette fois-ci et mourra sur le front Russe. Le beau-père du commandant cherchait une location pour la famille et avait trouvé le château COUDRET à Saint Thomas de conac, cependant ce dernier abritait encore une famille des mosellans déplacés, en fin octobre 1941. Ce n'est qu'à partir de novembre 1941 qu'il pourra se loger au château COUDRET, et prendre en décembre 1941, Fernande comme servante et TECHOUEYERES Roger comme homme à tout faire, le beau-père logeait avec eux ainsi qu'une jeune fille DUPONT de Paris, nièce de la secrétaire de Mairie MORANDIERE Jeanne Paula et cousine de la jeune Hélène PETIT que l'aîné des HUBERT, jeune interne à Saintes, épousera le 28.04.1943 à Rochefort contre l'avis de ses parents, ce qui fit grincer bien des dents tant d'un coté de la famille que parmi ceux de Saint Thomas. Voici donc la situation avant 1945, nous sommes bien loin du tableau présenté postérieurement aux faits où un milicien machiavélique ferait du château COUDRET son PC qu'il conviendrait de surveiller.

      Les assassins du commandant HUBERT Jean Nolas justifient leur acte en mentionnant qu'il était "Brigadier Général et chef de la Milice pour 5 départements" sans apporter un quelconque élément permettant de confirmer cette assertion. Cependant, à cette époque, Saint Thomas de Conac se trouvait en Zone Interdite du Mur de l'Atlantique sous autorité Allemande, la milice ne s'y trouvait pas. De plus, il n'existe aucune trace factuelle dans le Journal Officiel de l’état français sur la période considérée mentionnant ce point. Voir : En janvier 1944, la Milice est étendue au Nord de la France, et les hommes de main de divers partis collaborationnistes y sont versés. Les effectifs de la Milice atteindront ainsi près de 30 000 hommes (jamais plus de 15 000 militants réels, selon ses responsables qui avaient pourtant tendance à gonfler les effectifs pour obtenir des crédits). Source : André Brissaud, La Dernière année de Vichy (1943-1944), op. cit., p. 273-274. - maj:04.03.2017-11:23

      Dans sa lettre, folio n°07/16, Mme HUBERT donne une information importante sans s'en rendre compte : Car dès cet instant, je ne pus que me rendre compte de l'affreuse évidence : Il avait reçu la décharge en pleine figure, la boîte crânienne, par derrière, était éclatée. - plus loin, elle dit Je tentai vainement de fermer ses grands yeux noirs qui avaient une fixité et une expression de volonté et de commandement suprême. - Le fait qu'elle tente de lui fermer les yeux, nous indique que sa face était probablement entière, si l'on considère que l'arrière de sa boîte crânienne était défoncée vers l'extérieur, c'est qu'il avait un canon d'arme à feu dans la bouche ayant laissé les tissus périphériques intacts, cela ne peux être le résultat d'un tir au hasard à la mitraillette. Le scénario suivant est possible : le groupe investi le château Coudret à 07:00, visite les étages et tombent sur Mr HUBERT, le font descendre dans le jardin, tirent une salve de mitraillette pour l'intimider où lui faire avouer un imaginaire stock d'armes, ce dernier étant un militaire aguerri, n'a pas du être impressionné, de là, il le font mettre à genoux, l'un d'eux lui place le canon de son arme à feux dans la bouche et tire, Mr HUBERT S'effondre au sol tué sur le coup à 07:30.. Le groupe bâtira les récits les plus invraisemblable, ils attaquent le commandant à plusieurs armés de mitraillettes et lui lancent même une grenade, Mr HUBERT était-il une armée de guerre à lui tout seul sans aucune arme et tout juste réveillé du matin ? Quel "haut fait" de la résistance, les experts apprécieront. - maj:17.03.2017-21:28

      Journal officiel de la République française. - Gallica - BNF .
      Journal Officiel de l'Etat Français du 31.12.1941 - RAS - maj:04.03.2017-22:01
      Journal Officiel de l'Etat Français du 01.01.1942 - RAS - maj:04.03.2017-22:20
      Journal Officiel de l'Etat Français du 09.05.1942 - mention du juge CHENIER Jean - maj:19.03.2017-00:50
      Journal Officiel de l'Etat Français du 31.01.1943 - RAS - maj:18.03.2017-21:23
      Journal Officiel de l'Etat Français du 16.12.1943 - mentions du juge CHENIER Jean - maj:19.03.2017-00:23

      Journal Officiel de l'Etat Français du 17.12.1941 folio n°5415
      Liste, par obédience, des dignitaires (hauts grades et officiers de loges) de la franc-maçonnerie. (2e additif).
      Droit Humain
      G..d (Roger), directeur d'école, Saint-Thomas-de-Conac et le Gua, Orient de Royan, Officier, Démissionnaire le 1er janvier 1940.
       

      Demande faite le 24.07.2017 à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

      Pour mémoire, à lire : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327920722/date1942
      voir aussi http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56269852.item pour les prisonniers de Guerre, recherche du frère de Simone ROUSSEAU échangé contre celle-ci par son propre père.

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